Quelle est la différence entre foi et croyance ?


Quelle est la différence entre foi et croyance ?

Foi et croyance se côtoient souvent au point où les deux termes sont parfois employés abusivement l’un à la place de l’autre. La croyance est le fait de croire fermement en quelque chose que l’on tient comme vérité. La foi est une notion plus profonde qui se rapporte en une confiance ferme et absolue en une chose. Ces deux notions sont associées à tort au fondement religieux. Qu’en est-il réellement ?

La foi

Avoir foi en une chose ou en une personne, c’est croire fermement en cette chose et en cette personne. C'est y avoir une confiance aveugle. Ce qui revient à juger certains événements comme authentiques et à s’y accrocher avec ferveur.

La foi se manifeste dans le cœur et n’est pas rattachée au mental. Elle est la condition de toute religion, mais n’est pas exclusivement réservée à la spiritualité. Lorsqu’elle est associée à la religion, elle se traduit par des actes de dévotion et l’adoption d’un certain nombre de comportements qui sont censés traduire cette intime conviction.

La foi est personnelle et émane du cœur. Elle sommeille en chaque individu et s’exprime à travers certains registres de la vie. C’est une force intérieure qui anime tout être humain, et elle n’est pas inculquée par une personne ou un fait. Elle est également intemporelle.

Foi et éducation

La foi n’est en rien liée à l’éducation, car elle ne s’enseigne pas. Enseigner la foi à une personne, c’est comme lui enseigner l’amour ou la haine. Ce qui est totalement inadmissible, car la foi ne se transplante pas : elle se sème. Il s'agit d'une chose profonde et intime qui ne peut pas être expliquée. La meilleure manière d’emmener une personne à cultiver la foi, c’est de la rendre attentive à certaines valeurs de la vie.

La foi, source de plénitude

La foi est ancrée dans le cœur et elle est inébranlable, quelles que soient les situations. Elle ne dépend de rien d’autre, car elle n’a pas été enseignée. Elle est très intime et surgit toujours à l’improviste en prenant une forme à laquelle on ne s’attend pas. C’est pourquoi elle exclut le fanatisme et toute notion de danger. Une personne qui a la foi ne cherche pas à imposer son point de vue en prétendant que c’est le meilleur. Elle n‘a pas non plus besoin de défendre son opinion, car elle est intimement convaincue d’être dans le vrai. Cette conviction conduit à un sentiment de plénitude et de bien-être que rien ni personne ne saurait ébranler.

La croyance

La croyance est un processus mental qu’un individu expérimente lorsqu’il veut adhérer à une thèse ou une hypothèse. Elle lui permet de prendre pour vérité et de confirmer ou infirmer la thèse ou l‘hypothèse. Elle ne tient pas compte de faits, c’est pourquoi il est reconnu que la croyance est une certitude sans preuve.

Elle prend le contre-pied de l’esprit critique et désigne ce que l’on croit. En effet, le parcours terrestre d’un individu est jalonné de croyances populaires et personnelles. Une croyance populaire est assimilée à une vérité absolue, même si le germe du doute gît au fond de chacun. La vie humaine est conditionnée de croyances dont le but généralement est de rassurer. Elle est liée au mental qui doit être régulièrement conforté dans son incessante activité.

Particularités de la croyance

La croyance présente également d’autres particularités.

Elle est dogmatique, car elle est le résultat de la civilisation et de notre mental. En effet, la civilisation et notre mental adhèrent à des principes dans le seul but de rassurer. La croyance est accompagnée de peur et elle est limitative. Elle fait ainsi intervenir des termes comme "je ne serai jamais riche dans ma vie si je n’étudie pas" ou "je ne mérite pas le bonheur après ce que j’ai fait". Chaque croyance étant accompagnée de son corollaire de peurs, il n’est pas étonnant qu’elles s’enchaînent sans fin pour pallier aux précédentes.

La croyance est aussi mentale. Elle prend naissance dans la tête et est inculquée par des personnes, des faits ou des événements marquants. À la différence de la foi qui est une émanation du cœur et qui n’est liée à aucun événement extérieur. La croyance est tout juste cérébrale et elle peut être balayée par d’autres évènements et des faits concrets. Elle est liée à une chose incertaine et lorsque l’incertitude disparaît, la croyance aussi disparaît.

La croyance peut également être nocive. Une croyance trop poussée peut nuire à l’individu et à son entourage, car elle conduit au fanatisme et à la superstition. Le fanatique s’accroche fermement à une fragile croyance qu’il est prêt à défendre à tout prix. Ce qui le pousse à s’en prendre à toute personne qui ne pense pas comme lui.

Par ailleurs, croyance et religions peuvent être rattachées. D'ailleurs, la plupart des religions sont bâties et fonctionnent sur la base des croyances. Cependant, les enseignements spirituels ne sont pas censés être consommés aveuglément. Ils servent surtout à montrer la voie à suivre, la direction du salut.

La foi et une vérité intime qui est gravée dans le corps. Elle est inébranlable et n’est liée à aucun fait extérieur. Elle est utile au bien-être psychique et se manifeste de diverses manières. Par contre, la croyance est générée par des faits extérieurs. Elle est suggestive et parfois embarrassante. Une croyance mal contrôlée peut conduire à certains comportements abusifs.


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